lundi 13 janvier 2014

Department of correction / Strong intentions split (2013)

this cool grind split released in 2013 with Department of correction and Strong intention is really worth your attention : two really good band, and two band representing the two side of grindcore, which is really good for a split record.

Department of correction from France is the youngest band of the two but they already released spltis with Noisear, Total fucking destruction, and the mandatory split with Agathocles is on the way.
they play modern sounding grind with goregrind / brutal death touches and a massive deadly and catchy groove. really well done, the songs are written with enough changes and surprises so you can't get bored listening to it. really efficient and an enjoyable listen.

Strong intention from the USA formed in the mid nineties and is rooted in old school hardcore, maybe they're not exactly grind, we could say it's hardcore / fastcore with a few blastbeats and an extra dose of brutality / metal. or we could say it's old schol grind, isn't grindcore coming from hardcore played faster and with more brutality after all?
anyway it's also really good. less heavy and fast but also really dynamic and intense, in a more hardcore / crossover trash way.

easily one of the best grind split released in 2013.
I'll be waiting for new releases from each of these two excellent bands.

you can listen to a few songs in the Department of correction side on their BC page.

and here's Strong intention Lastfm page.


 and for the french readers here's the interview!

-Est-ce que vous pouvez revenir rapidement sur la naissance de Department of correction ?

Bonjour Dennis, merci de l'intérêt que tu nous portes, et bonjour à toi qui nous lit !

Department of Correction est né en 2008, avec l'envie de faire du Grindcore. Nous ne savions pas trop vers quoi nous diriger en terme de sonorité quand nous nous sommes rencontrés. Je crois que nous préférions laisser la musique arriver, sans trop se soucier d'influences, et d'affiner le tout au fur et à mesure.

Au départ, les membres du groupe venaient de la scène hardcore des années 90 et 2000, ainsi que du classique et du jazz pour Flo (guitare). Aujourd'hui, nous évoluons en trio, avec Greg, au chant depuis les débuts, Flo à la guitare qui pose les bases et la trame des compositions depuis les débuts également, et Yohan qui nous a rejoins en 2010 à la batterie, qui vient lui plutôt du métalcore à la base.

De part la culture musicale et instrumentale des membres du groupe, nous évoluons dans toutes les directions, celles qui nous plaisent, sur une base solide qui nous tient depuis le début, le Grindcore.

On nous appose souvent diverses étiquettes d'ailleurs, ce qui est assez drôle, car nous ne réfléchissons pas autant à poser un nom sur notre musique. On nous dit souvent qu'on joue du Hardcore/Grind, du Grind/PowerViolence, du Fastcore/Grind... et souvent aussi du Black/Grind....

Nous avons de notre côté posé notre propre étiquette : nous jouons du Grindcore de Qualité. Ce terme est avant tout une vaste blague, une sorte de "label rouge", le coup de tampon sur les produits alimentaires qui te disent "achète c'est de la bonne !!!", voilà c'est tout ça. GRINDCORE DE QUALITE mec !


- Depuis vous avez déjà sorti pas mal de trucs, tourné, etc.., vous devez être assez investi dans le groupe? comment ça s'est passé?

Tout s'est passé assez vite et au fil des rencontres, nous avons pu nouer des amitiés avec de nombreux groupes, labels, bookers...

Le décollage du groupe s'est fait lors de la sortie de notre premier CD, "L'Ecole du Goût", en 2011, sans label ni rien. Juste nous, notre microscopique réseau à l'époque, et la testosterone qui déborde !

Dans la foulée nous sommes partis en tournée en Russie, puis nous avons croisé la route de Bryan Fajardo (NOISEAR/KILL THE CLIENT/PLF/PHOBIA/GRIDLINK) quand nous avons joué au BloodshedFest (la semaine d'après notre retour de Russie), avec qui nous avons convenu de faire un split avec son groupe NOISEAR (USA).

A partir de là, on a mis le pied dans les labels.

Puis nous avons re-tourné en Russie, en Europe, aux USA, enregistré un split avec STRONG INTENTION (USA/membres de CATTLE DECAPITATION, ex-MISERY INDEX).

Nous avons un split avec AGATHOCLES qui va sortir fin Février chez Dooweet Records, avec une diffusion gratuite dans Paris à 1500 exemplaires. Une forme de promotion qui nous a vraiment plu, pour un split avec un groupe que personnellement j'aime depuis que je les ai découverts, encore ado, vers 1995. Nous les avons rencontré il y a un an ou deux, et depuis on se revoie à l'occasion d'un festival, d'un concert... Grindcore Family quoi.

Je me suis également occupé de monter mon projet de compile 100% French Grind, IN GRINDO VERITAS sortie chez Kaotoxin Records en 2013, et qui a fait le tour du monde et des magasins physiques, ce qui est suffisamment rare dans le Grind pour être mentionné.

Il y a une vraie énergie commune dans une grande majorité de la scène, à l'échelle française et internationale, et cette énergie nous a donné l'envie indéfectible de nous jeter à corps perdus dans l'aventure de DEPARTMENT OF CORRECTION.

C'est pour nous l'occasion d'exprimer toute la musique qu'on a en tête, de faire des rencontres, de beaucoup voyager, de découvrir le monde d'un angle bien particulier de groupe en tournée. Et on aime ça tourner ! Sans toutes ces expériences humaines, DEPARTMENT OF CORRECTION ne serait sans doute pas ce qu'il est aujourd'hui.


- Comment décrire votre musique, du grind moderne avec parfois un groove gore / death?

Notre musique est composée sur base de Grindcore plutôt traditionnel, et pousse vers le punk, le rock n roll, avec un traitement des compositions amenant souvent dans une emphase proche des plus grands moments de la musique classique (cf la compile "Le classique j'aime pas... mais ça j'aime bien", pour ceux qui n'ont jamais osé) et une dose d'humour tout relatif.



-De quoi parlent vos textes ?

Nous n'avons pas de textes. Le chant est utilisé comme un instrument à part entière. Le fait de ne pas avoir de textes libère totalement la composition du chant. L'impact musical n'en est que plus fort.

A titre personnel, nous ne faisons pas dans la politique, la provocation, la haine, le sexisme, le racisme, les habitudes alimentaires des uns et des autres... Certains le font avec d'excellentes raison et un superbe talent pour porter leurs idées, d'autres ne savent même pas de quoi ils parlent, ni ne voient qu'ils font exactement ce qu'ils voudraient dénoncer... Nous restons attachés à ne faire que de la musique, pour l'amour de la musique.



- En concert Department of Correction ça donne quoi? des choses intéressantes à raconter sur vos dernières dates?

Nous aimons beaucoup faire des concerts. Cette année nous tournerons environ 6 semaines en Europe et aux USA, avec quelques festivals comme le DeadFest d'Oakland, le HellsBanger en suisse, l'Obscene Extreme Fest de Los Angeles.
Le live, c'est la rencontre avec le public, l'énergie que les gens nous donnent, c'est toujours un bon moment d'amitié, de rigolade, de puissance du grind, de sueur, de riffs qui tachent, de blast qui déboitent, de hurlements primaires qui te dévissent les cervicales.

Un truc à vivre.



- Parlez nous de ce split avec Strong intention? comment ça s'est passé, comment vous avez abordé la chose?

En fait, on est partis faire notre première tournée aux USA avec STRONG INTENTION, dont Zach, le frontman s'est occupé de booker les dates. Efficace dans ce genre de plans puisqu'il book les tournées de EyeHateGod en ce moment, ainsi que des dates pour OBITUARY entre autre.

L'idée de faire le split a été dans la logique de soutient de nos tournées communes, puisqu'ils sont venus tourner en Europe peu après notre tournée US.

A ce propos, j'avais booké 15 jours de tournée, Zach s'était chargé de 2 ou 3 dates, et 2 semaines avant d'arriver, il nous dit que son batteur et son bassiste seront coincé aux USA pour diverses raisons sérieuses.

Du coup avec Yohann nous avons du apprendre tout le set pendant les 2 semaines restante avant le départ, pour que SI puisse assurer sa tournée avec nous. Une répète à Paris la veille du départ en tournée et bim ! C'est parti pour 15 jours sans filet. Heureusement, la musique de SI est assez immédiate et nous les avions entendu jouer pendant toute la tournée US, ça nous a un peu facilité la tâche.

Donc nous voilà avec le split, sorti en LP chez Give Praise Records (USA), et en CD chez Power it Up (EU). C'est une bonne grosse galette de 26 titres, 13 chacun. Nous avons enregistré chez notre pote Francis Caste. Avec lui, c'est gros son assuré, ambiance créative et décontractée, c'est une référence tant artistique qu'humaine.

Il nous a fait un son hyper intense, qui a mis en relief toute la dinguerie de notre musique.


- Vous faites pas mal de splits, c'est pour des raisons pratique ou aussi par attachement à cette tradition du DIY ou l'association entre les groupes permet d'avoir plus de moyens tout en restant dans le circuit underground et en contournant les plus gros label / réseau de distribution / promotion, etc..?

Je dirais qu'avant tout c'est pour raisons amicales et sympathiques. C'est l'occasion de sceller une part d'histoire avec des gens qu'on aime bien. Après, gros label, petit label, c'est pareil, on travaille avec les gens en qui on a confiance. Nous travaillons avec Kaotoxin, Give Praise, Power it Up, Dooweet, et nous en sommes absolument ravis. Ce qui n'empêche pas que nous faisons aussi de notre côté une grosse part de l'aspect promotionnel.
NuclearBlast distribue nos splits sur son e-shop, de même que nos principaux labels redistribuent nos production dans de nombreuses distros et petits labels totalement DIY.

Nous acceptons de travailler avec toutes les personnes qui se sentent concernés par notre musique, qui veulent nous apporter leur soutient effectif. Les seuls trucs qu'on évite, c'est de bosser avec des cons. Et pour l'instant on a réussi à passer entre les mailles du filet.


- Vous avez des nouvelles sorties de prévues? il faut s'attendre à quoi?

Alors oui y'a du gros qui arrive, le split avec AGATHOCLES, puis un 6-way split avec des groupes français et un groupe excellent américain en tête de split, puis un split avec nos potes SENDER/RECEIVER de Detroit, qui ont fait la première tournée US avec STRONG INTENTION et nous, et un split avec PROLETAR qui est un groupe de crust/grind Indonésien avec qui nous avons sympathisé sur Facebook.
Nous prévoyons encore 2 splits de plus, qui sont encore en l'état de projet, mais qui devraient bien mettre la patate.
Et en 2015, on fait péter l'album si tout se passe bien.


- Le grind ça représente quoi pour vous? Qu’est-ce qui vous a attiré dans le grind à la base ?

Le Grind pour nous c'est avant tout la liberté de penser, de s'exprimer, de jouer ce qu'on veut jouer en s'affranchissant des codes. Ce côté sauvage, direct, ultime. Le seul code qui compte... c'est le code postal, le code qui te dit "c'est votre prochaine destination" hahaha


- Quels sont les groupes qui vous inspirent ou vous ont inspirés ?

Au départ du groupe, on s'est quand même retrouvés autour de la première démo de MUMAKIL... et on s'est dit que c'était ça qu'on voulait faire. Dans les fait, on a jamais composé comme MUMAKIL, mais l'étincelle de départ ça a été cette putain de démo.
Mais depuis on a jamais parlé entre nous de la musique des autres comme pouvant orienter nos compos. On fait ce que nos cerveaux, nos oreilles, nos mains, nos cordes vocales nous disent de faire.

Certains nous trouvent des influences du genre Agoraphobic Nosebleed, Converge, Brutal Truth, Napalm Death... pourquoi pas ?


- Quelque chose à ajouter pour finir l'interview ?
Eh bien oui, un grand merci à toi pour cette interview, pleine de très bonnes questions ! Et merci à toi lecteur à qui nous souhaitons de passer un instant d'exception à l'écoute de notre Grindcore de Qualité !
Pour suivre nos dernières sorties et écouter les morceaux de nos débuts, ça ce passe ici : http://www.departmentofcorrection.bandcamp.com

Nous serons toujours très heureux de boire une petite bière amicale avec qui voudra partager un bon moment sur les concerts de DEPARTMENT OF CORRECTION.

A bientôt !



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